Un état mental paisible, notre héritage à tous

À la suite d’un chagrin d’amour, une jeune Anglaise devint folle et perdit toute notion du temps. Jour après jour, elle s’installait à la fenêtre et attendait l’arrivée de son fiancé. N’étant pas consciente des années qui passaient, elle ne vieillissait pas, restant dans l’expectative de voir revenir celui qu’elle aimait. Aucune trace de souci ou de rides n’apparaissait sur son visage. Ses cheveux n’avaient pas blanchi, son front et ses joues respiraient la jeunesse. Ceux qui ignoraient son histoire lui donnaient 20 ans, alors qu’elle en avait 74. Ce récit, publié dans une revue médicale de Londres, The Lancet, est cité dans le livre d’étude de la Science Chrétienne, Science et Santé avec la Clef des Écritures. Son auteur, Mary Baker Eddy, explique ainsi ce phénomène: «Grâce à cet état mental elle conserva sa jeunesse. [...] Elle ne pouvait vieillir alors qu’elle se croyait jeune, car l’état mental régissait l’état physique.» (p. 245)

Voilà un cas qui donne à réfléchir, n’est-ce pas? N’avons-nous pas tous expérimenté, de différentes manières, des situations où un état physique a été influencé par le mental? Nous avons peut-être remarqué qu’une douleur s’évanouissait ou passait au deuxième plan lorsqu’une préoccupation plus importante prenait la première place. Nous pensions être bloqués par notre physique; or, confrontés à une situation urgente, nous constatons qu’il s’agissait en fait d’un état mental.

Gagner un état de conscience qui permet de surmonter nos douleurs, notre âge, nos conditions de vie limitées est une recherche qui semble devenir une priorité pour bien des gens aujourd’hui. Les nombreux articles dans les magazines ou les ouvrages dans les rayons des libraires qui traitent de la nécessité de «vivre content», de surveiller «nos états d’âme», etc., l’illustrent bien. Parvenir à rester joyeux, serein, confiant, même lors de circonstances difficiles, aide à aborder toute situation (et aussi, tout simplement, la vie) avec un atout supplémentaire. Certains diront toutefois que si telle n’est pas notre nature, il est fort difficile, voire impossible d’adopter un état mental calme et serein dans le monde tel qu’il est, et cela malgré l’intérêt et le bénéfice que cela peut représenter d’y parvenir.

Voici trois points qui ont permis à bien des personnes, dont moi-même, de gagner une nouvelle façon de penser grâce à l’étude de la Bible et de Science et Santé avec la Clef des Écritures. Cet état mental n’a rien à voir avec un joyeux optimisme ou une attitude positive; non, c’est l’état spirituel que Dieu donne à chacun, à tous Ses enfants bienaimés, pour qu’ils puissent connaître et expérimenter tout Son Amour, maintenant même.

1. Dieu est le bien, et rien d’autre

Dès les premières lignes de la Bible, on peut lire que Dieu a tout créé et que tout ce qu’Il a fait est bon. Dieu est le Principe créateur, Son univers est parfait et c’est ainsi que l’univers et toute Sa création existent. Mary Baker Eddy écrit: «Tout ce qui est fait est l’œuvre de Dieu, et tout est bon. Nous remettons cette brève et glorieuse histoire de la création spirituelle (telle qu’elle est rapportée dans le premier chapitre de la Genèse) entre les mains de Dieu, non de l’homme, à la garde de l’Esprit, non de la matière - et nous reconnaissons joyeusement maintenant et à jamais la suprématie, l’omnipotence et l’omniprésence de Dieu.» (Science et Santé, p. 521)

Accepter cette merveilleuse prémisse de la suprématie de Dieu, le bien infini, implique d’effacer les clichés imposés par une éducation qui enseigne qu’il existe deux pouvoirs, le bien et le mal. De cette éducation découle la croyance que l’homme est un faible mortel, un vulnérable pécheur, un être imparfait, tiraillé toute sa vie entre son désir de bien faire et son incapacité d’y parvenir. Or, la prétention que le mal est présent et puissant est annulée par la vérité que Dieu est le bien infini. Il est alors possible de ressentir la sécurité et la joie qui découlent de cette compréhension.

2. L’homme à la ressemblance de Dieu

Si nous considérons Dieu comme Esprit, nous pouvons admettre alors que l’homme et la femme sont des êtres spirituels. Dieu étant le Créateur, toute Sa création est d’origine divine, donc parfaite. Les théories humaines ont fait Dieu semblable à l’homme et elles induisent en erreur concernant Sa nature réelle. Si nous nous considérons comme des êtres matériels, comme existant dans un corps physique, nous sommes alors dépendants du milieu dans lequel nous évoluons, qu’il soit physique, familial, social ou affectif.

Or, lorsque nous acceptons notre origine divine, nous pouvons nous connaître comme Dieu nous a créés et nous connaît: notre vraie nature parfaite en Dieu nous est révélée. L’être spirituel que nous sommes, composé de qualités spirituelles est bien autre chose que ce que la vision mortelle présente. D’ailleurs, n’est-ce pas un peu ce regard que nous portons sur les gens que nous aimons? Tout comme vous, aussi loin que je m’en souvienne, j’ai une image de ma maman à différentes époques, mais le souvenir et l’image qui, par-dessus tout, me restent de sa personne, ce sont sa douceur, son amour, sa droiture, son courage. Un être que l’on aime, c’est bien autre chose qu’un corps physique pour chacun de nous! En tant qu’enfants parfaits de Dieu, nous découvrons que notre nature est spirituelle, impeccable, invariable, complète, radieuse, forte. L’homme et la femme sont l’idée, l’émanation de l’Amour divin, de l’intelligence ou Entendement divin et, à ce titre, leur caractère est la perfection inébranlable de leur Créateur.

3. Nouvelle base, nouvel état

Établir ces concepts de vie sur le fait que Dieu est Esprit, Amour, le bien suprême et que l’homme, Son reflet, est un être spirituel, parfait, ne pouvant connaître que la création harmonieuse de Dieu, change totalement notre façon de penser. La crainte du mal est remplacée par l’assurance de la présence infinie du bien, Dieu. Le manque de confiance est remplacé par la compréhension que nous sommes toujours aimés de Dieu. L’homme, étant inséparable de Dieu, manifeste l’intelligence divine, qui lui fournit sans cesse des pensées bonnes, pures, aimantes, des pensées d’espérance, de joie, de bien, d’excellence et d’absolu. Par cette conscience spirituelle, cette conscience de lumière que Dieu donne à tous Ses enfants (et qu’en réalité chacun de nous possède déjà), nous pouvons vivre un état mental paisible qui est notre héritage à tous. Cela nous place dans une sécurité permanente.

Dernièrement, ma famille s’est trouvée confrontée à un problème de grippe et de gastro-entérite. Cette épidémie flottait dans l’école que fréquentaient mes petits-enfants. L’un d’eux a commencé à manifester ces symptômes et puis cela été le tour de son frère. Les parents, étudiants de la Science Chrétienne, ont appliqué la prière à cette situation. En un jour, tout a été résolu car tous ensemble, ils ont réalisé rapidement la nécessité de reconnaître leur état parfait d’enfant de Dieu, jamais séparé du pouvoir divin et de la douce présence de l’Amour divin. Ils n’ont changé ni leurs plans ni leurs activités. La santé des enfants a été rétablie et tout est rentré dans l’ordre. Cependant, à son tour, la maman a commencé à manifester des troubles semblables et a passé une très mauvaise nuit. Elle comprenait fort bien qu’elle avait été sensibilisée par la crainte de voir ses enfants malades et, bien qu’elle se soit réjouie de leur guérison rapide, il traînait en elle cette croyance qu’ils avaient été malades. Elle a donc compris que le moment était venu pour elle de sortir non pas d’une condition physique, mais bel et bien d’une atmosphère mentale de maladie, de quitter ce bain mental qui régnait à l’école et qui avait envahi sa conscience, avec tous les symptômes qui se dessinaient maintenant sur son corps. Elle savait qu’un tel état mental n’est pas celui de l’enfant de Dieu. Il ne pouvait pas être le sien. Cela fut clair pour elle. Elle a dû prier ainsi avec persévérance. Elle savait que l’Entendement divin lui donnait toutes ses bonnes et belles pensées qui la bénissaient et lui donnaient l’énergie nécessaire pour aller de l’avant. Cet état mental de maladie a été éradiqué rapidement et elle a retrouvé un bon état de santé Chacun de nous peut ressentir la présence de Dieu, le bien, et cela nous rend capables de vivre dans la joie, l’espérance, la gratitude, la reconnaissance pour tout le bien qu’Il nous accorde et dont Il nous entoure d’une façon permanente. Nous pouvons donc goûter, ici et maintenant, cet état de conscience paisible en toute circonstance et ainsi glorifier Dieu par une vie d’amour, de santé et d’harmonie.