Guérison d’un mal de dos

Au début de l’année 2001, j’avais entrepris un nouveau travail en tant qu’agent immobilier. Quelques mois auparavant, j’avais suivi des cours d’étude dans ce domaine et j’avais obtenu mon permis de travail, ce dont j’étais bien fière. Par contre, je me suis sentie envahie par une panoplie de peurs par rapport à ce nouveau travail. Je ne savais pas comment je ferais pour me débarrasser de toutes ces craintes ni comment je pourrais réussir à obtenir le succès espéré dans mon nouveau travail. J’étais totalement terrifiée. Un collègue de travail avait accepté de m’aider tout le long du processus de ma première transaction immobilière. Le résultat avait été concluant, au point que je l’avais choisi comme mon mentor professionnel.

Environ six mois après avoir débuté mon nouveau travail, ce même collègue m’a donné le livre Science et Santé avec la Clef des Écritures de Mary Baker Eddy. Je m’y suis intéressée tout de suite parce que j’avais grandement confiance en ce collègue et je savais que ce livre lui était précieux. Et s’il était précieux pour lui, il pouvait le devenir pour moi. Comme il me connaissait bien, il m’a fait une suggestion que j’ai suivie à la lettre: lire le livre du premier au dernier mot et le relire ensuite. Après ma première lecture, j’avais l’impression de n’avoir rien retenu, excepté les mots «Dieu» et «guérison». C’est lors de la seconde lecture que la lumière s’est faite dans mon esprit. J’étais émerveillée. Ce livre pouvait réellement m’être utile à trouver des solutions à tous ces problèmes qui m’empêchaient de vivre une vie plus heureuse! Je l’ai relu complètement, du début à la fin, au moins six fois, et à chaque lecture il m’a semblé que je m’élevais davantage dans ma compréhension de Dieu, de Sa toute-présence, de Sa toute puissance et de Sa bonté infinie.

Il y a environ neuf ans, je me suis retrouvée avec un problème au dos. La douleur passait et revenait d’une manière très forte. Malgré tout, j’avais décidé de ne pas consulter un médecin parce qu’aucune des personnes que je connaissais qui avaient eu des difficultés au dos n’avait été totalement soulagée par la médecine. Le lendemain, j’étais tellement mal en point que j’ai décidé d’appeler un praticien de la Science Chrétienne pour qu’il prie pour moi. C’était ma première expérience de traitement par la prière avec un praticien.

Je me souviens qu’il m’a dit qu’il ne s’agissait pas de quelque chose à guérir dans mon corps mais plutôt dans ma pensée. Avec la douleur que je ressentais, je n’étais pas d’accord avec lui, mais je souhaitais trouver la guérison par la prière et il a accepté de me donner un traitement en Science Chrétienne. Le lendemain, je n’allais guère mieux et j’ai rappelé le praticien. Je voulais rester au lit tellement c’était pénible, mais il m’a expliqué que le fait de rester au lit, c’était donner mon accord au malaise et que le mal n’était pas réel en Dieu. Je ne comprenais pas réellement ce qu’il voulait dire parce que la douleur semblait tellement vraie. Malgré tout, j’ai exécuté les tâches prévues pendant ma journée, exactement comme il m’avait encouragée à le faire. Le jour suivant, le malaise était si intense que je l’ai rappelé pour lui dire que «ça ne fonctionnait pas!» Il m’a alors parlé de la peur entretenue dans ma pensée et qui devait être éliminée. Il m’a raconté une guérison qu’il avait eue lui-même à la hanche, après qu’il eut protesté mentalement contre la peur et continué d’exécuter toutes les tâches qu’il devait accomplir. Il disait avoir affirmé «Je n’ai pas peur» à chaque pas qu’il devait faire, jusqu’à ce que la peur soit éliminée. Alors, tel que prévu dans mon horaire de travail, j’ai livré moi-même quelque trente calendriers à mes clients. Chaque fois que je sortais de l’auto, j’affirmais à haute voix «Je n’ai pas peur!», même si c’était très difficile. J’avoue sincèrement que je n’ai pas réalisé à quel moment la guérison s’est accomplie. La douleur avait simplement disparu. J’ai demandé au praticien de prier pour moi encore une fois, car j’avais besoin de me sentir assurée que la guérison était totale. Et c’est suite à cette expérience que j’ai commencé à faire davantage confiance au pouvoir de la guérison par la prière. Ce problème a tenté de revenir quelque temps plus tard, mais j’ai tout de suite affirmé qu’une guérison de Dieu est toujours complète et entière. Le problème a été éliminé complètement et n’est jamais revenu.

J’ai ainsi commencé à assister aux réunions de témoignages du mercredi soir dans une église de la Science Chrétienne. Bien que la tentation de ne pas y assister m’en éloignât de temps à autre, la soif de comprendre Dieu davantage était plus importante. La patience et la persévérance à assister à ces réunions m’ont permis de surmonter la frustration que j’avais par rapport à l’église, due à l’enseignement religieux reçu dans mon enfance. J’ai appris à prier différemment. De nouvelles prises de conscience concernant la vérité de mon être - spirituel, complet, parfait et sans peur – ont remplacé tranquillement la croyance à la vie dans la matière.

Mary Baker Eddy écrit dans son livre Science et Santé: «Les dures expériences que suscite la croyance à la prétendue vie de la matière, ainsi que nos déceptions et nos douleurs incessantes, nous jettent comme des enfants lassés dans les bras de l’Amour divin.» (p. 322) C’est exactement ce qui s’est produit pour moi. L’Amour divin a éclairé ma compréhension spirituelle et c’est ce qui m’a sauvée. La satisfaction et la joie d’obtenir des progrès spirituels m’incitent aujourd’hui à approfondir sans cesse mon étude de la Science Chrétienne. Je suis remplie de gratitude d’avoir senti que Dieu m’aime, que je suis digne d’être aimée et que je peux m’en remettre davantage à cet Amour toujours présent.